La fin des zaricots

C'est le début de la fin (des zaricots, donc)

20 octobre 2007

Cécilia Sarkozy rupture divorce (ou comment booster son référencement dans Google)

Coucou les gens.

Voici quelques minutes de franche rigolade rien que pour vous (euh enfin certains d'entre vous).

Ne me remerciez pas, remerciez Vinzzz qui se met avec talent au montage vidéo.


LesPetitsProblemesDeSarkozy
envoyé par vinzzz128



ProtegezVosEnfantsDeSarkozy
envoyé par vinzzz128

Et sinon après les cours et avant de bosser sur ma fiche de lecture, mon exposé, ma fiche technique, mon vocabulaire d'anglais et ma note de lecture je réponds à tous vos commentaires trop gentils de lecteurs gentils. Puis je ferai une devinette aussi un de ces quatre.

Posté par Katja à 09:00 - Portnawak - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Eux

Mes parents.

J'ai dix-huit ans et beaucoup de manques.
Et j'ai tendance à leur attribuer beaucoup de culpabilité. D'abord, parce que j'ai dix-huit ans et donc encore un peu le droit de dire que ce sont eux qui ont tort. Ensuite, parce que ça soulage, dans un premier temps, de considérer qu'on y est pour rien dans tout ce tas de petites faiblesses, ces absences et défaillances honteuses.

Mes parents, Méparents, sont une entité abstraite et passée. Une entité parce que je refuse, pour une fois, d'accabler ma mère uniquement. Abstraite parce que les torts sont partagés dans cet amas informe d'inaction et de non-responsabilité qui me semble avoir caractérisé mon éducation. Passée parce que ma mère n'a jamais vraiment été une mère, que mon père n'est plus trop mon papa et qu'ils constituent maintenant deux unités dissociées sans la moindre vocation éducative.

Mes parents n'ont pas fait exprès de m'avoir, mais ils ont fait avec. J'ai servi pour un temps à rafistoler les débris de leur couple, à recréer une pseudo-famille qui a bien failli se décomposer plusieurs fois pour finalement y arriver pour de bon et c'est pas si mal.

Mes parents ont lu des livres avant d'essayer de m'éduquer, et ainsi ils sont passés à côté de pas mal d'erreurs courantes et détestables. Pour cela, j'ai une certaine reconnaissance envers Laurence Pernoud.

Mes parents ont commis des erreurs à la con. Comme cette façon toute maternelle de m'accabler de culpabilité à la moindre connerie, de me faire me sentir plus pitoyable qu'un chien à chaque petite entrave à la sacro-sainte règle des apparences qui doivent être et rester parfaites. Et si souvent, me faire hurler dessus et traiter de tous les noms pour des erreurs que je n'avais pas conscience d'avoir commises, sans pour autant les comprendre davantage, puisqu'on ne touche pas aux tabous et aux apparences. Puisque j'agissais mal sans en avoir conscience, j'ai cultivé cette incroyable capacité, qui me caractérise toujours et me mine, à croire que ce qui ne va pas, c'est moi, que je suis fondamentalement mauvaise, insuffisante ou incapable, et toujours coupable. Et cette culpabilité de tant d'origines qui m'a étreint la gorge et noué le plexus pendant tant d'années, merde, ce qu'elle m'a fait mal, ce qu'elle me fait mal.

Mes parents n'étaient pas groovy. Ils n'avaient pas de goûts, pas de passion, pas tellement de culture. Ils fumaient et buvaient beaucoup, mais attention, c'est un peu tabou. Ils ne m'ont transmis aucune curiosité. Et je garde de mon enfance l'atmosphère sombre et lourde des week-ends passés sans sortir, jamais. Jamais une exposition, jamais un musée, jamais Arte, jamais une promenade, deux-trois cinémas en plusieurs années. Jamais d'amis à la maison, ils n'avaient pas d'amis, puis de toute façon ma mère ne faisait pas la cuisine et mon père ne savait pas. J'en garde une associalité assez tenace, qui me gêne plus que la leur ne leur pèse. J'en garde une grande difficulté à vivre dans l'atmosphère extérieure, un besoin constant et douloureux de "rentrer à la maison".

Mes parents ont, un jour, arrêté de m'éduquer. Un peu quand ma mère a laissé définitivement de côté toute responsabilité et qu'elle a voulu être ma copine. Beaucoup, quand ils ont réalisé que je pouvais avoir un petit ami d'un an et un chagrin d'amour de six mois sans même qu'ils s'en doutent une seconde. Et je garde de ma pré-adolescence l'idée d'une absence de repères qui m'aurait menée loin et n'importe où s'ils n'avaient pas délégué le fait de m'inculquer des principes à une autorité - en apparence - plus avisée. Et si j'avais faim de repères, j'ai été gavée de vérités et d'interdits à en perdre l'appétit pour longtemps.

L'appétit, putain. L'appétit simple et sain, connais pas. Mes parents ne m'ont pas appris à manger alors j'ai appris à 3 ans à chauffer des trucs au micro-ondes et à prendre des bonbons dans le placard. Et j'ai appris à 8 ans à me trouver grosse, à fuir le miroir, à m'habiller en noir "parce que ça affine" ou large "parce que ça cache", à rentrer mon ventre dès que je sortais, à me sentir coupable dès que je mangeais, comportements anciens pour certains, enracinés pour d'autres. Mes parents ne m'ont pas appris à boire, ce qui est à la fois justifié et d'autant plus grave quand on descend d'une famille d'alcooliques plus ou moins notoires. Mes parents m'ont appris que beaucoup de choses sont très mal, même s'ils les sont faites et qu'ils ont apprécié.

Mes parents m'ont fait fuir de la maison à 16 ans. Heureusement.
J'en veux à mes parents d'une rancoeur sourde et tenace, pour tout ce qu'ils ne m'ont pas donné et que je vais devoir construire par moi-même, je leur en veux parce que je n'ai aucun talent, aucun style, aucun sujet de prédilection. Je leur en veux aussi, et j'ai conscience que si j'abusais jusque-là, je dépasse maintenant les bornes, je leur en veux aussi parce que je ne suis petite, grosse, moche et sans saveur. Je leur en veux parce qu'ils m'ont offert une image du couple comme une entité en déliquescence perpétuelle, à l'unité feinte et à la fin prochaine et fatalement certaine.

Et ça ne me soulage pas.

Posté par Katja à 12:06 - Some thoughts - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2007

Détournements de Fantômette : diaporama

Pour le plaisir, un petit diaporama de l'ensemble des détournements de Fantômette réalisés en collaboration avec Vinzzz, que vous pouvez retrouver aussi ici : http://picasaweb.google.com/demesuredupossible/Fantomette



Posté par Katja à 17:05 - Portnawak - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2007

Sycophante

--> J'avais envie d'un titre classe

Un petit message court (toujours) pour vous dire que ça va (un peu) mieux (parfois).

Le moral est en dents de scie, c'est un peu caractéristique, mais j'me soigne.

M'enfin je passe surtout pour ça (vite fait, après je me mets à mon exposé pour dans une semaine et à tous ces trucs sérieux que fait l'étudiant de sciences po qui se respecte (genre bosser un dossier un mois à l'avance et lire le journal) (pas en même temps, ça c'est une aptitude qu'on n'acquiert qu'au bout de quelques années de souffrance) :

Devinette-pourrie Awards (est-il besoin de préciser que celle-là aussi est capillotractée?) :

Que fait une personne qui me lit quand elle apprécie fortement le night-club de Piper (vous savez, l'une des trois sorcières de Charmed) ?

Huhu, j'ai honte (même pas, en fait).

Posté par Katja à 15:43 - Trop fun ma vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1