La fin des zaricots

C'est le début de la fin (des zaricots, donc)

21 mars 2008

Instantanés, premiers du nom

Aujourd'hui vers 8h15, conférence de lecture/écriture (un des bonheurs de la vie à SP.) :

Je suis en train de lire ma prose tout haut. C'est pas mal, pour un truc torché en 15 minutes dans le métro. Je viens de bâtir une vie alternative à un apôtre de Jésus et j'en suis plutôt fière. C'est un peu ironique, assez inventif. La semaine dernière, ce n'est pas à moi qu'il a conseillé d'écrire, alors j'ai l'ego un peu écorché et la voix tremblante.
Je relève lentement la tête après le point final, le décor défile, de ma table à son visage, qui s'avère barré d'un large sourire.

"C'est génial", qu'il me dit.

Mon ego est pommadé, pansé, rétabli.

J'ai un petit sourire au coin des lèvres, il veut dire "ah, bah enfin quand même". Pas de triomphe, pas d'exclamation. La normale.

A cet instant précis, je réalise qu'il y a bien un domaine dans lequel je suis devenue immodeste.
C'est un peu à cause de vous, amis lecteurs.
Et putain c'est bon.

Aujourd'hui, 12h40, quai du métro :

La voix de Lou Reed m'enveloppe, me réchauffe, m'enserre, je flotte légèrement au-dessus du sol. L'atmosphère est d'un noir et blanc crasseux, les corps se meuvent lentement, une petite fille est en train de jouer avec un grand parapluie bariolé qui lui arrive aux épaules.
L'instant est fugitif.
Je suis le mouvement du parapluie, le parapluie suit le mouvement de la musique. Une, deux, trois notes de piano durant lesquelles le parapluie martèle le sol, la chorégraphie est parfaitement en cadence, je suis envoûtée.
Une, deux, trois notes, pas plus, le hasard n'est pas si généreux.
Oh, such a perfect day.



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20 mars 2008

Ah, et aussi je porte toujours un appareil dentaire mais il est caché

Vinzzz, en me transmettant ce petit questionnaire me donne à la fois une raison de poster des conneries à moindre coût et une raison de faire une pause entre mon éreintant dossier d'économie et mon désespérant exposé d'Institutions politiques. Je l'en remercie donc (et du reste).

Voilà le principe du truc :

    1. Mettre le lien du blog qui nous a tagué
    2. Indiquer le réglement du jeu de tague
    3. Mentionner six choses sans importance sur soi-même
    4. Taguer six personnes à la fin du billet en mettant les liens vers leurs blogs respectifs
    5. Avertir sur leurs blogs les personnes taguées.

1/ Quand j'étais petite, j'adorais Oui-Oui. Mais ce n'est pas ça la chose sans importance (ça, c'est CRUCIAL). Le truc, c'est que dans le générique, on entend "Pour dix sous vous connaîtrez l'aventure avec lui".
Et que moi je croyais que c'était "Bourdissou! vous connaîtrez l'aventure avec lui" où "Bourdissou" est une exclamation bien connue signifiant quelque chose comme "youpi" ou "nom d'un petit bonhomme en bois" ou "ma parole". Ah, faire fausse route tant d'années durant. Un drame.

2/ J'ai un odorat particulièrement développé. En quelques années, je me suis constitué une véritable odorathèque liée à un tas de souvenirs enfouis. Récemment, un capuccino à l'eau croupie m'a rappelé l'odeur d'une BD que je lisais quand j'étais petite.

3/ Je déteste les points d'exclamation à la fin des phrases. Si c'est drôle, c'est drôle en soi, pas besoin d'en rajouter. Non mais.

4/ En ce moment, j'ai un rhume : et mon nez ne coule que d'une narine.

5/ Je fais de l'acné depuis 7 ans. Et comme vous pouvez le constater, je suis d'une classe à toute épreuve (c'est la narine droite).

6/ Je n'aime ni le vin rouge ni le champagne mais je crois fermement qu'à force d'en boire je finirai par avoir une révélation ("Ooooh oui mes frères, oui mes soeurs, Dieu existe! Dieu existe et Dieu nous a donné le Pauillac, glorifions Dieu par qui le Pauillac nous est venu").

Je passe donc le flambeau à qui veut. Et parmi qui veut il y a des "qui" qui ont encore un blog comme Lili et Tim, alors qu'ils postent (si ils veulent, hein). Mais les autres comme Maho ou LN peuvent pourrir les commentaires.
Et ceux que je n'ai pas mentionnés, soyez pas susceptibles et faites comme si.

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19 mars 2008

Genèse

Chers gens,

il se trouve que je n'ai plus franchement le temps ni l'énergie de vous gratifier à intervalles réguliers des articles-fleuve émaillés de références hautement divertissantes qui ont fait mon succès.
Mais que je ne souhaite absolument pas arrêter ce blog pour autant.
Ayant donc un sens inné du compromis et des conciliations diplomatiques constructives, j'ai décidé que les prochains articles de ce blog seraient honteusement courts mais magnifiquement plus réguliers.
J'inaugure ainsi une rubrique intitulée "Instantanés" (parce que j'ai une imagination débordante), et qui durera jusqu'à ce que nouvel ordre s'ensuive.
Et je vis que c'était beau.

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28 février 2008

Perpicace tagnette

De mes deux jours et demi à Séville (offerts dans le cadre d'une stratégie de marketing éhontée menée depuis vingt piges par ma banque pour fidéliser à vie 300 jeunes, prometteurs et naïfs clients qui ont réussi le bac comme des malades), je me souviens :

- du stress, avant
"Ouimémoijeconnaispersonnepuisjesaispasmefaired'amisetpersonnenem'aimet'façon"

- de la socialisation progressive et salvatrice
"Et tu fais quoi comme études, sinon?"
"Super intéressant"
"Dis, on se met à côté dans le car?"

- du soleil
"Dis, tu mets un débardeur ou un t-shirt?"

- de l'Alcazar
"Hé putain c'est beau ce truc"

- des arènes
"Vo voyé, quand vo vo trrouvez dévant lé torrro, fazafaze, c'est oun po la daanse de la morrr"
"Le mot "corrrrida", ça vient dé qué quand jé souis dévan lé toro, j'ai envie de corrir"

- des repas grand luxe sa mère
"Euh les couverts, on commence par ceux de l'extérieur, c'est ça?"
"Hum, le verre à vin, c'est lequel des quatre?"
"T'as déjà bouffé de la perdrix, toi?"

- de l'hôtel du palace
"Euh ça fait beaucoup, 600 chambres commème"
"Dis, le lustre de 20 mètres en toile rouge dans l'entrée, c'est censé représenter quoi?"
"T'as piqué des trucs toi?
- Oh pas grand chose, le shampoing, l'eau de toilette, le savon pour les mains, le gel douche, l'éponge de bain, le peigne, le kit de brossage de dents et le kit de rasage, genre"
"Hé, y'a un téléphone dans les toilettes!"
"C'est où la réception?
- Tu suis le couloir pendant 200 mètres, c'est à gauche"

- du mélange des cultures
"Bon, vous avez 20 minutes pour monter en haut du minaret de la cathédrale"

- de la soirée de gala
"Euh du champagne après la sangria, le vin rouge et le vin blanc?"
"Euh soirée disco, en fait, c'était pour "discothèque" quoi"
"Je mets mon châaale au vestiaire, mais va pas y avoir moyen, pour la robe du soir"

- des situations intéressantes quand il y a la queue devant les toilettes des filles
"Euh, qu'est-ce que tu fais là?
- la distinction entre les toilettes des hommes et des femmes est bourgeoise
- pas faux
- puis bon, à part les urinoirs que j'essaie désespérément d'éviter du regard depuis 5 minutes, c'est les mêmes
- mhhh tout à fait
- mais dis... euh non c'est pas classe de parler de ça
- bah vas-y, on est pas à ça près
- euh c'est la vessie masculine ou féminine qui est la plus petite?"

- de cette sublime et déroutante blonde
"On peut pas arrêter de visiter et aller bronzer dans un parc?"

- du Guadalquivir sur lequel on voit des trucs cools
"Désormais, mon but dans la vie, c'est de faire du kayak la nuit sur le fleuve"

- des sourcils de Zapatero
"Ca c'est le feeling de l'élève de Scie Anse Pot (j'en ai marre des requêtes Google "j'ai du mal à m'intégrer à S... P..." ou "blog étudiant S... P..." ou "5 ans à S... P... ça fait peur") qui allume sa télé pendant 10 minutes pour se tenir compagnie dans la chambre d'hôtel et tombe sur le premier débat électoral télévisé en Espagne depuis 15 ans".
"Euh, Zapatero, il a désaccentcirconflexé ses sourcils sur les affiches ou il les a accentcirconflexées pour le débat?"
"Ouais les élections législatives en Espagne c'est le 9 mars, c'était dans mon programme d'Institutions Politiques ce semestre. Bon pour les municipales en France, je sais pas."

- du retour à Paris
"Ah y'a des nuages maintenant, on doit survoler la France"
"J'avais oublié le sens du mot "nuage" tiens"

C'était bien.

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16 février 2008

Devinette-Pourrie Music Awards

Parce que maintenant qu'une semaine de vacances est passée j'ai perdu toute notion du temps, je peux passer d'improductives heures à mettre en images une seule et même devinette.

Ceci sera une épreuve de vitesse, le premier arrivé sera le premier servi, c'est comme ça.

Zindice n°1 :

Isabelle Marianne de Truchis de Varennes change à Opéra.

Zindice n°2 :

DPA1

Zindice n°3 :

DPA2

Zindice n°4 :

DPA3

(au cas où vous auriez le doute, c'est bel et bien exactement la même solution)
(et je suis bel et bien atomisée du bulbe)

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15 février 2008

Nuit parisienne

C'est la nuit. L'atmosphère n'est cependant pas sombre, une multitude de petites lumières de différentes couleurs luisent. Et peut-être des projecteurs.

Je sais très bien où je suis, ce n'est pas parce que j'ai de l'eau jusqu'aux chevilles dans un espace sans horizon que je peux en douter : je suis candidate à la Star Academy, et je suis nominée. Alors je suis sous pression. Et le mec devant moi qui marche lui aussi dans l'eau sombre et peu profonde me jette un peu d'eau par inadvertance, je réagis mal. Et là, j'entends un murmure de désapprobation, le public sans doute, et je réalise que j'ai pas mal de chances d'être virée.

Il y a un miroir devant moi, je m'y regarde. Horreur, face cadavérique et cheveux ébouriffés, comment vous voulez que je chante au prime avec cette tronche? et là je réalise que c'est assez peu gênant en comparaison du fait que je ne sais absolument pas chanter.
Je passe la main dans mes cheveux, essaie de les arranger un peu.
Je finis par ressembler à un mélange foireux de Heidi et de la princesse Leia, mon petit sourire découragé en dit long.

Et là, l'épreuve finale.
Celle qui va décider de mon élimination ou non de la Star Ac (l'enjeu, quoi). A ce moment précis, je ne sais absolument pas ce que je fous là, mais je sais que j'ai bien envie d'y rester (non, pas de mourir, de rester à la Star Ac, voyons). Et pour me détendre, je me dis que je ne suis sûrement pas la plus détestée de tous les candidats ever : y'avait une fille un peu psychopathe au début, je me rappelle plus son nom... enfin que je sache, je ne suis pas trop psychopathe, alors on me déteste moins qu'elle.

L'épreuve finale est bien simple : c'est une course nocturne, il faut ramener son Vélib' en premier à la borne, naturellement. La course effrénée se fait à travers des rues sombres et se termine par un virage en pente descendante. Mes jambes me font mal, je pensais être bien placée, mais j'ai été devancée par la plupart des candidats. En fait de bornes Vélib', elles ressemblent à des bornes de vélo normales avec un petit adaptateur. J'arrive à toute vitesse et me jette sur l'une d'entre elles. Il y a déjà sur la borne un antivol rose. Je suis sur le point de reposer mon Vélib' quand je réalise qu'une autre fille est arrivée eu même moment que moi.

Dans un souci de justice ou d'absurdité onirique, nous préférons la diplomatie à la course de repositionnement de Vélib' et les laissons appuyés contre leurs bornes.
Nous sommes en face d'un petit bazar, étonnamment ouvert en plein milieu de cette nuit... parisienne, apparemment. La jeune femme semble le connaître, y entre et en revient avec quelque chose pour moi.

C'est une plaquette de pilules contraceptives entamée. Mais elle est présentée sous blister, comme les accessoires de flic ou de princesse bon marché qu'on gagne à la sueur de son juvénile front dans les fêtes foraines. Je tente de déchiffrer les explications écrites sur un fond atrocement coloré de rouge, jaune, bleu et noir. Je réalise alors que c'est une plaquette de pilules internationale, qui permet (et à cet instant, cela rappelle quelque chose à mon souvenir d'avatar subconscient) de tester les différentes pilules. Il y a une  signalétique intéressante : le petit (1) en jaune sur rouge signifie qu'on prend les pilules avec 13h d'écart, le petit (2) avec 88h et ainsi de suite (logique, la suite, logique).

Je ne sais pas si elle m'offre autre chose, mais je sais qu'elle finit par me prendre sans ses bras. Je suis dans une position semi-allongée, ses bras forts, très forts et noirs m'entourent, et ça va plutôt bien. J'apprends au passage par une voix anonyme de celles qui crient "ooh les amoureux!" dans les cours de récré que la jeune femme en question est lesbienne.

Nous reprenons la diplomatie, mais par une mauvaise manipulation, je me retrouve à déposer mon Vélib' au mauvais moment, et je suis éliminée.

Moi et la jeune fille marchons le long de ... la Seine je suppose, et je réalise peu à peu que je viens d'être virée de la Starac, et ça ne me fait rien.

Quelques instants plus tard, je me retrouve à essayer fébrilement de passer une de mes photos d'identité sur une borne comme celles du métro (définitivement, mon subconscient est parisien). Chaque passage gratifie ma tentative d'un "biiiiiip" outrageusement accusateur. Finalement, je fuis, mes tentatives d'imposer ma photo à la machine se soldant par l'arrivée des gens de la sécurité.

Il est fort probable que je vienne d'écrire mon article le plus impudique. Mais ne m'y connaissant que très peu en Freud, je n'en ai pas la moindre idée.

Et bientôt, les plus mauvais Devinette-Pourrie Awards du siècle (han le teasing).

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09 février 2008

L'épars ciel

Je me demande à quoi ça peut bien servir un blog si c'est pas pour raconter sa vie, franchement.

Donc.

Mes partiels sont passés.
Partiels.
Mes, partiels.
(je savoure les mots et les mets nouveaux)
(je savoure, parce que si je compte bien, en enlevant l'année de césure et sans compter les éventuels redoublements ou les très improbables deux ans supplémentaires à l'ENA, j'aurai à supporter "lépartiels" et leur lot de souffrance encore sept fois, et, jusqu'à nouvel ordre, ça ne sera plus mes premiers partiels, enfin dites-moi si je me trompe on sait jamais).

Mes partiels sont donc terminés, et ça, c'est bien, parce que texto ça veut dire "JESUISENVACANCESPOURTROISSEMAINESSANSDÉCONNER !!!"
Et des vacances sans travail, j'ai un peu du mal à concevoir mais ça ne peut être que bien.

Bon, moins rigolo maintenant : comment ça s'est passé.
Pour les langues, bien.
Pour les sciences politiques, bien.
Pour l'économie, bien (non, ce n'est pas une blague).
Pour les humanités scientifiques (non cette matière n'est pas une blague), bien.
Pour la politique comparée, bien.
(là aussi je savoure, comment elles sont trop classes nos matières)
Pour l'histoire, euh. De toute façon, l'histoire, ça pue.

Mais là, justement, je voudrais marquer une pause sur le chemin rocailleux et parcouru d'écureuils de ma vie (je vous ferai remarquer que je fais parcourir le chemin de ma vie par qui je veux) pour poser la salutaire balise rouge et jaune à petits pois marquant le résultat des efforts d'auto-amélioration de ma désolante personne.
Car, amis lecteurs, croyez-moi si vous le voulez mais ne me croyez pas si vous ne le voulez pas même si c'est dommage, j'ai un jour prononcé cette phrase :
"Non, mais de toute façon avec le contrôle continu il me suffit d'avoir 4/20".

Moi!
Rendez-vous compte!
Moi!
La fille qui au collège pleurait pour un 19, la fille qui il y a quatre mois sombrait pour un 11.
Moi.
Mais quel chemin parcouru vers l'acceptation sereine de ma médiocrité.
C'est beau.

Et sinon, ma bourse m'a été refusée.
Ma mère et ma soeur ont déménagé à 600 bornes.
Et je pars quelques jours en Espagne dans deux semaines.

Et j'ai pour vous des Devinette-Pourrie Awards de derrière les fayots (et trouver une devinette derrière des zaricots, c'est signifiant) (si).

Qu'est-ce que la poitrine des gens qui ont une ceinture?

(des fois je me demande de quelle maladie mentale rare et aiguë je peux bien être affectée pour que des trucs aussi cons me passent par la tête)
(c'est aussi ce qu'a dû se demander mon examinatrice d'histoire, tiens)

EDIT : des zindices !

- la poitrine c'est aussi le ...
- des gens qui ont une ceinture, ils sont ...
--> les deux mots sont homophones

Et le tout est une partie d'un certain temple...

Posté par Katja à 18:57 - Trop fun ma vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

*

N'allez pas voir Astérix, je vous le demande.
Ce serait un acte signifiant de protestation contre la société. Si.
Je m'explix (j'ai pas pu résister, commème).

Le troisième film Astérix sort donc aujourd'hui, il me semble.
Depuis combien de temps on nous en rebat les oreilles, sans déconner? Deux, trois mois? Plus?
Et dites-moi, gens, si mon ressenti est inexact, mais la façon dont ce film est présenté est particulièrement honteuse. Il n'est pas présenté comme un bon film, cher lecteur (ce qui serait en outre bien difficile, mais nous y reviendrons), il est présenté comme une super-production au succès commercial assuré.
En d'autres termes, et pour user d'une de ces métaphores culinaires inappropriées dont j'ai le secret, ce film est un peu comme un soufflé (tiens, disons au fromage, c'est bon le fromage) soi-disant impossible à rater. Tout y est. En guise d'ingrédients, une dose presque écoeurante d'acteurs connus (et hop! du munster, du roquefort du vieux-boulogne, du pont-l'évêque, un peu de camembert, du brie, du livarot, de l'époisse et enfin du Caprice des Dieux en la personne d'Alain Delon, bien évidemment), hop hop hop. On place le tout dans un moule en platine serti de diamants, on a les moyens. Pour la cuisson, quelques mois d'assommage médiatique. Tout y est, on prend les gens pour des cons et le soufflé est prometteur (notez donc que dans ma brillante métaphore brillamment filée, l'air qui fait gonfler le soufflé est le nombre d'entrées du film, excusez-moi du peu)(oui, excusez-m'en).

Mais moi, gens, je veux faire exploser le soufflé (ce qui, reconnaissons-le, est un peu un but dans la vie, un combat de chaque jour, une lutte acharnée, juste et méritoire pour offrir à nos enfants qui dansent la tecktonik et écoutent Tokio Hotel un meilleur avenir).
Gens, ce film a été considéré comme un succès avant même de sortir. Ce qui signifie que la capacité de choisir, le libre-arbitre des individus, est considérée comme variable négligeable, noyée dans la masse panurgique qui se presse pour aller dépenser dans une place de ciné hors de prix une part considérable de leur déplorable pouvoir d'achat. La décision de plusieurs millions de personnes d'aller voir un film apparaît comme une évidence découlant tout à fait naturellement du max de flouze et des quelques nazebroques connus qu'on a mis dans le schmilblick. Y'a que moi pour trouver ça choquant?

Alors qu'on me rétorque que c'est un peu le principe des superproductions en général, et on aura bien raison. Mais, avant de conclure justement que la société ça craint, il faut ajouter au dossier d'instruction d'Astérix 3 déjà chargé comme un mulet une circonstance aggravante. C'est qu'en plus il paraît qu'il n'est même pas bon, voyez. Y'a des rognures d'ongles dans la recette et du destop sur le fond du plat. Et le troisième soufflé va tout de même tirer une partie de son succès du souvenir inimitable du précédent, celui dans lequel quelques légumes et herbes bien choisis se mêlaient à la perfection à la douceur onctueuse du fromage (là je confesse, ma métaphore ne veut plus rien dire). Mais on a changé de cuisinier (on est passé de Paul Bocuse à Paris Hilton, pour donner un ordre de grandeur) et de fournisseur (là on est passé du marché de province à Super U, genre), et ça laisse un gout amer dans la bouche ('fin moi j'sais pas vous, mais le destop...).

Alors chers amis, je vous prie, faisons un acte commun de résistance, disons "je ne mange pas de ce soufflé-là" et faisons-le exploser dans une sublime gerbe d'étincelles multicolores.
Wé!
(wé?)

Et sur ce, les Devinette-Pourrie Awards du jour (proposés par Vinzzz) :

Dans quel film porno a tourné le célèbre danseur partenaire de Ginger Rogers?

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24 janvier 2008

Vraiment

Il faut que je réagisse face à la lente décrépitude de ce blog qui, si les choses continuent comme elles vont, aura d'ici à peu près 64 heures et 24 minutes un nombre de visiteurs négatif (et comment je pourrais me passer, moi, des gens qui tombent ici en demandant à Monsieur Gougueule si on dit "les haricots ou les zaricots", hein?).

Moi ça va (je crois qu'il faut le préciser, parce que si on met ensemble toutes les données, ça devient franchement pas évident).

Je me fonds peu à peu dans la masse de ces gens sans volonté, qui se laissent porter par le flot ronronnant, le dos voûté, fixant obstinément les chewing-gums ancestraux sur le béton de la vie (tout en inventant des métaphores puantissimes). Il faut dire qu'en fin de compte, je n'ai plus vraiment d'objectif à atteindre (si ce n'est celui de survivre dans cet univers hostile où les pieds sont généralement recouverts de bottes coûteuses, surmontés d'un slim seyant et couronnés par une minijupe farouchement tapageuse, et tout ça sans que la propriétaire desdits attributs puisse être taxée de conne pour autant, Sciences Po est un univers désespérément paradoxal). Pour l'instant, mon objectif principal est de passer (je n'ai pas dit réussir, note bien, lecteur scrupuleux) cette épreuve éprouvante que constituent les partiels (je dois avouer, dans la catégorie "Bienvenue dans le monde des grands", que parler de "partiels" c'est franchement très classe).

Bon en même temps, je suis là, agenouillée, à verser des larmes amères sur vos pauvres chaussettes usées de pauvres lecteurs usés, alors que je pourrais, guillerette et courageuse, réviser mon examen de Sciences Politiques qui a lieu.. fichtre! demain matin!

Oui, je pourrais. Oui, vraiment.

Posté par Katja à 14:32 - Trop fun ma vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

Devinette-Pourrie Award returns

Et aujourd'hui le grand retour du jeu de mots de merde en image (précisions qu'à la place de ce truc j'aurais dû faire une dizaine de fiches de révisions d'institutions politiques, hein) :

DPA

Et comme en fait j'ai réalisé que c'est moi qui fixe les règles du jeu, je décide que cette fois-ci ce seront les trois premiers à trouver qui auront les points. Aha !
(je ne prends plus la peine de m'excuser pour la nullité du jeu de mots, hein)

Sur ce, à bientôt, je m'en retourne à mes histoires de Bundestag et autres joyeusetés.

(bon pour info ce n'est pas Freddy, enfin si, mais en fait non, je ne l'ai choisi que par commodité pour représenter un autre truc et c'est celui-là que vous devez deviner, en fait c'est Freddy mais c'est autre chose, je suis claire?)

(ah, et comme la dernière fois, je vous fais confiance pour ne pas regarder les commentaires avant d'avoir trouvé, sinon vous serez poursuivis par une horde de hamsters enragés à travers un champ de mines de crayon, et c'est pas giga-cool)

Posté par Katja à 16:22 - Portnawak - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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