La fin des zaricots

C'est le début de la fin (des zaricots, donc)

15 février 2008

Nuit parisienne

C'est la nuit. L'atmosphère n'est cependant pas sombre, une multitude de petites lumières de différentes couleurs luisent. Et peut-être des projecteurs.

Je sais très bien où je suis, ce n'est pas parce que j'ai de l'eau jusqu'aux chevilles dans un espace sans horizon que je peux en douter : je suis candidate à la Star Academy, et je suis nominée. Alors je suis sous pression. Et le mec devant moi qui marche lui aussi dans l'eau sombre et peu profonde me jette un peu d'eau par inadvertance, je réagis mal. Et là, j'entends un murmure de désapprobation, le public sans doute, et je réalise que j'ai pas mal de chances d'être virée.

Il y a un miroir devant moi, je m'y regarde. Horreur, face cadavérique et cheveux ébouriffés, comment vous voulez que je chante au prime avec cette tronche? et là je réalise que c'est assez peu gênant en comparaison du fait que je ne sais absolument pas chanter.
Je passe la main dans mes cheveux, essaie de les arranger un peu.
Je finis par ressembler à un mélange foireux de Heidi et de la princesse Leia, mon petit sourire découragé en dit long.

Et là, l'épreuve finale.
Celle qui va décider de mon élimination ou non de la Star Ac (l'enjeu, quoi). A ce moment précis, je ne sais absolument pas ce que je fous là, mais je sais que j'ai bien envie d'y rester (non, pas de mourir, de rester à la Star Ac, voyons). Et pour me détendre, je me dis que je ne suis sûrement pas la plus détestée de tous les candidats ever : y'avait une fille un peu psychopathe au début, je me rappelle plus son nom... enfin que je sache, je ne suis pas trop psychopathe, alors on me déteste moins qu'elle.

L'épreuve finale est bien simple : c'est une course nocturne, il faut ramener son Vélib' en premier à la borne, naturellement. La course effrénée se fait à travers des rues sombres et se termine par un virage en pente descendante. Mes jambes me font mal, je pensais être bien placée, mais j'ai été devancée par la plupart des candidats. En fait de bornes Vélib', elles ressemblent à des bornes de vélo normales avec un petit adaptateur. J'arrive à toute vitesse et me jette sur l'une d'entre elles. Il y a déjà sur la borne un antivol rose. Je suis sur le point de reposer mon Vélib' quand je réalise qu'une autre fille est arrivée eu même moment que moi.

Dans un souci de justice ou d'absurdité onirique, nous préférons la diplomatie à la course de repositionnement de Vélib' et les laissons appuyés contre leurs bornes.
Nous sommes en face d'un petit bazar, étonnamment ouvert en plein milieu de cette nuit... parisienne, apparemment. La jeune femme semble le connaître, y entre et en revient avec quelque chose pour moi.

C'est une plaquette de pilules contraceptives entamée. Mais elle est présentée sous blister, comme les accessoires de flic ou de princesse bon marché qu'on gagne à la sueur de son juvénile front dans les fêtes foraines. Je tente de déchiffrer les explications écrites sur un fond atrocement coloré de rouge, jaune, bleu et noir. Je réalise alors que c'est une plaquette de pilules internationale, qui permet (et à cet instant, cela rappelle quelque chose à mon souvenir d'avatar subconscient) de tester les différentes pilules. Il y a une  signalétique intéressante : le petit (1) en jaune sur rouge signifie qu'on prend les pilules avec 13h d'écart, le petit (2) avec 88h et ainsi de suite (logique, la suite, logique).

Je ne sais pas si elle m'offre autre chose, mais je sais qu'elle finit par me prendre sans ses bras. Je suis dans une position semi-allongée, ses bras forts, très forts et noirs m'entourent, et ça va plutôt bien. J'apprends au passage par une voix anonyme de celles qui crient "ooh les amoureux!" dans les cours de récré que la jeune femme en question est lesbienne.

Nous reprenons la diplomatie, mais par une mauvaise manipulation, je me retrouve à déposer mon Vélib' au mauvais moment, et je suis éliminée.

Moi et la jeune fille marchons le long de ... la Seine je suppose, et je réalise peu à peu que je viens d'être virée de la Starac, et ça ne me fait rien.

Quelques instants plus tard, je me retrouve à essayer fébrilement de passer une de mes photos d'identité sur une borne comme celles du métro (définitivement, mon subconscient est parisien). Chaque passage gratifie ma tentative d'un "biiiiiip" outrageusement accusateur. Finalement, je fuis, mes tentatives d'imposer ma photo à la machine se soldant par l'arrivée des gens de la sécurité.

Il est fort probable que je vienne d'écrire mon article le plus impudique. Mais ne m'y connaissant que très peu en Freud, je n'en ai pas la moindre idée.

Et bientôt, les plus mauvais Devinette-Pourrie Awards du siècle (han le teasing).

Posté par Katja à 11:38 - Some thoughts - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Eux

Mes parents.

J'ai dix-huit ans et beaucoup de manques.
Et j'ai tendance à leur attribuer beaucoup de culpabilité. D'abord, parce que j'ai dix-huit ans et donc encore un peu le droit de dire que ce sont eux qui ont tort. Ensuite, parce que ça soulage, dans un premier temps, de considérer qu'on y est pour rien dans tout ce tas de petites faiblesses, ces absences et défaillances honteuses.

Mes parents, Méparents, sont une entité abstraite et passée. Une entité parce que je refuse, pour une fois, d'accabler ma mère uniquement. Abstraite parce que les torts sont partagés dans cet amas informe d'inaction et de non-responsabilité qui me semble avoir caractérisé mon éducation. Passée parce que ma mère n'a jamais vraiment été une mère, que mon père n'est plus trop mon papa et qu'ils constituent maintenant deux unités dissociées sans la moindre vocation éducative.

Mes parents n'ont pas fait exprès de m'avoir, mais ils ont fait avec. J'ai servi pour un temps à rafistoler les débris de leur couple, à recréer une pseudo-famille qui a bien failli se décomposer plusieurs fois pour finalement y arriver pour de bon et c'est pas si mal.

Mes parents ont lu des livres avant d'essayer de m'éduquer, et ainsi ils sont passés à côté de pas mal d'erreurs courantes et détestables. Pour cela, j'ai une certaine reconnaissance envers Laurence Pernoud.

Mes parents ont commis des erreurs à la con. Comme cette façon toute maternelle de m'accabler de culpabilité à la moindre connerie, de me faire me sentir plus pitoyable qu'un chien à chaque petite entrave à la sacro-sainte règle des apparences qui doivent être et rester parfaites. Et si souvent, me faire hurler dessus et traiter de tous les noms pour des erreurs que je n'avais pas conscience d'avoir commises, sans pour autant les comprendre davantage, puisqu'on ne touche pas aux tabous et aux apparences. Puisque j'agissais mal sans en avoir conscience, j'ai cultivé cette incroyable capacité, qui me caractérise toujours et me mine, à croire que ce qui ne va pas, c'est moi, que je suis fondamentalement mauvaise, insuffisante ou incapable, et toujours coupable. Et cette culpabilité de tant d'origines qui m'a étreint la gorge et noué le plexus pendant tant d'années, merde, ce qu'elle m'a fait mal, ce qu'elle me fait mal.

Mes parents n'étaient pas groovy. Ils n'avaient pas de goûts, pas de passion, pas tellement de culture. Ils fumaient et buvaient beaucoup, mais attention, c'est un peu tabou. Ils ne m'ont transmis aucune curiosité. Et je garde de mon enfance l'atmosphère sombre et lourde des week-ends passés sans sortir, jamais. Jamais une exposition, jamais un musée, jamais Arte, jamais une promenade, deux-trois cinémas en plusieurs années. Jamais d'amis à la maison, ils n'avaient pas d'amis, puis de toute façon ma mère ne faisait pas la cuisine et mon père ne savait pas. J'en garde une associalité assez tenace, qui me gêne plus que la leur ne leur pèse. J'en garde une grande difficulté à vivre dans l'atmosphère extérieure, un besoin constant et douloureux de "rentrer à la maison".

Mes parents ont, un jour, arrêté de m'éduquer. Un peu quand ma mère a laissé définitivement de côté toute responsabilité et qu'elle a voulu être ma copine. Beaucoup, quand ils ont réalisé que je pouvais avoir un petit ami d'un an et un chagrin d'amour de six mois sans même qu'ils s'en doutent une seconde. Et je garde de ma pré-adolescence l'idée d'une absence de repères qui m'aurait menée loin et n'importe où s'ils n'avaient pas délégué le fait de m'inculquer des principes à une autorité - en apparence - plus avisée. Et si j'avais faim de repères, j'ai été gavée de vérités et d'interdits à en perdre l'appétit pour longtemps.

L'appétit, putain. L'appétit simple et sain, connais pas. Mes parents ne m'ont pas appris à manger alors j'ai appris à 3 ans à chauffer des trucs au micro-ondes et à prendre des bonbons dans le placard. Et j'ai appris à 8 ans à me trouver grosse, à fuir le miroir, à m'habiller en noir "parce que ça affine" ou large "parce que ça cache", à rentrer mon ventre dès que je sortais, à me sentir coupable dès que je mangeais, comportements anciens pour certains, enracinés pour d'autres. Mes parents ne m'ont pas appris à boire, ce qui est à la fois justifié et d'autant plus grave quand on descend d'une famille d'alcooliques plus ou moins notoires. Mes parents m'ont appris que beaucoup de choses sont très mal, même s'ils les sont faites et qu'ils ont apprécié.

Mes parents m'ont fait fuir de la maison à 16 ans. Heureusement.
J'en veux à mes parents d'une rancoeur sourde et tenace, pour tout ce qu'ils ne m'ont pas donné et que je vais devoir construire par moi-même, je leur en veux parce que je n'ai aucun talent, aucun style, aucun sujet de prédilection. Je leur en veux aussi, et j'ai conscience que si j'abusais jusque-là, je dépasse maintenant les bornes, je leur en veux aussi parce que je ne suis petite, grosse, moche et sans saveur. Je leur en veux parce qu'ils m'ont offert une image du couple comme une entité en déliquescence perpétuelle, à l'unité feinte et à la fin prochaine et fatalement certaine.

Et ça ne me soulage pas.

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03 mai 2007

J'abandonne

Laide.

Entourée de graisse, ce poids honteux et sale qui montre aux yeux de tous que je n'ai aucun contrôle.

Aucun respect, aucune estime, je me gave et je me hais.

Et pour la première fois depuis longtemps, je me revois à travers le regard des autres, et je les imagine me mépriser. Comment ne pas mépriser ça? Je ne suis pas elles, je ne suis définitivement pas belle. Plus belle, je crois. Je me suis fanée dans toute cette nourriture que j'ingurgite à vouloir vomir, je me suis fanée à force de me voir enfler à nouveau, déborder et perdre toute dignité. Je suis laide comme on peut l'être, à la fois repoussante et transparente, je n'existe plus qu'en tant que masse. Toute fierté, tout espoir ont disparu, je ne suis plus que cette grosse fille qui se laisse aller dans sa vie comme dans sa façon de manger. Je mange mal, je mange à outrance et rien ne m'empêchera d'enfler à mesure de mon mal-être. Je me hais, je me dégoûte, je ne sais plus où me mettre pour qu'on m'oublie. Les regards me font mal, le miroir m'insulte, j'ai honte et je veux me couvrir, me cacher, m'excuser d'exposer tant de laideur au regard des autres. Je ne mérite rien et je crois, je sais que je n'aurai rien. Plus aucune réussite n'est à ma portée, après tout, pourquoi me battre? Pourquoi imposer aux autres l'être terne et lourd que je crée à chaque bouchée fébrile, maladive, à chaque résolution oubliée? Je ne mérite rien. Même, je me dois de laisser à d'autres une place que je ne ferais qu'usurper. Mes mots sont vides, le meilleur de moi-même n'est qu'un amas d'idées creuses et de réussites relatives. Je suis incapable de convaincre, de réussir, de plaire. Je me contente de céder, de parvenir presque, de repousser. Alors pourquoi? Pourquoi m'évertuer si je ne peux faire sortir de moi qu'une médiocrité poussiéreuse? Je ne mérite rien.

J'abandonne.

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01 mars 2007

La compagnie, là, avec de Funès?

Hier soir...

N'amoureux : ca sert a rien de connaître l'histoire grecque ou je sais pas koi si tu connais pas la septième companie.

En effet, vu comme ça.

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01 février 2007

Plus de haine

Il y a ces moments où il est vital de parler. Quand on ne peut parler à personne, après tout, on se confie son journal intime.

Je veux parler de cette femme. Cette petite femme rongée, au coeur ridé et à l'âme pesante. Cette femme poussière, à la dérisoire importance, si méchante et si triste.
Je n'en suis plus à la haïr, elle ne le mérite pas. L'éloignement nous a réconciliées en cette trève tacite de ceux qui, prêts à attaquer de nouveau, profitent du répit pour s'armer. Officiellement, nous n'avons rien l'une contre l'autre.
J'ai versé tant de larmes au moment de partir en pensant à petit papa tout seul contre elle. J'ai eu peur pour lui, j'ai craint qu'elle le ronge comme elle ronge tout le beau, tout le noble, tout le pur qui s'est trouvé à son contact. J'ai craint de commettre un lâche abandon, j'ai eu peur d'être égoïste, j'ai eu peur d'elle contre lui.
Puis j'ai oublié. En ces temps du début où nous étions seuls au monde, j'ai oublié la vipère, j'ai oublié son venin. J'ai aussi oublié petit papa, lui qui le vivait cela aussi mal qu'on pouvait le vivre, et qui était faible. Petit papa aurait eu besoin de moi, mais je n'étais pas là pour lui.
Puis je l'ai revu lui. Malgré ses défenses à elle. Il a pris ce risque, sûr de lui et heureux de me revoir. J'aurais voulu que ça dure comme ça, loin d'elle.
J'ai fini par la revoir. Avec cette politesse, cette familiarité affectée, un peu surjouée. Elle ne méritait pas mon coeur, je lui ai offert une facade. Une facade rénovée et repeinte, pour cacher les fissures de mon amour défaillant. Inexistant même.
Une entente fausse, poussée par des efforts sincères, je crois. Ou n'y a-t-il même plus de sincérité? Je veux croire à ça, je veux considérer qu'elle a fait des efforts.
Il paraît même qu'elle ne me critique plus. Enfin, il m'a dit, "ça dépend des jours". Alors il y a des jours avec, et des jours sans. Evidemment, elle ne peut renoncer à son arme. Son arme favorite, sournoise, et dangereuse. Elle hait à distance. Elle règle ses contes dans son imagination. Elle déchire, elle lacère, elle ruine les autres. L'autre, horrible moyen de comparaison, elle est si petite devant l'autre. Alors elle tue l'autre en elle pour êre seule vainqueur. Oui c'est facile. Tant de rancoeur accumulée, tant de noirceur, tant de délire. Elle hait pour exister, mais elle existe de moins en moins. Sans but, sans occupation, sans amour-propre. Elle se fait du mal.
Elle lui fait du mal. Je ne lui pardonnerai pas. C'est à demi-mots, au milieu de tant d'autres choses qu'il me l'a dit. Peu de gens savent le cerner, moi-même, sa réplique, j'ai du mal parfois. Il me l'a dit au milieu d'autres choses, comme si ce n'était pas si important. Ou peut-être que c'était essentiel, peut-être que tous ces autres mots n'étaient là que pour préparer ceux-là. Et pourtant rien n'a paru. Il a parlé, il bégayait, il a trouvé ses mots avec difficulté. Il m'a raconté la situation dans ces mots si pudiques qui nous caractérisent. Des mots justes, froids et brûlants à la fois. Il les a prononcés. Peut-être qu'il attendait mon soutien, mon réconfort, peut-être que son silence voulait dire aide-moi. Je n'ai rien su dire, à travers ce rictus nerveux que ses mots provoquaient. Que dire? Papa je t'aime, quoi que tu fasses je serai derrière toi. Au lieu de ça, j'ai voulu la soulager de ses fautes par des excuses vides, conventionnelles.
Papa je t'aime, je serai derrière toi. Il a prononcé ce mot qui lui brûlait les lèvres. Ce mot triste, lourd, un peu confus. "Séparation... mais".
Il n'en peut plus. On aurait abandonné pour moins que ça. Petit papa, j'ai tant souhaité que tu voies qu'ellene te mérite pas. J'ai tant souhaité que tu trouves... mieux. Et maintenant j'ai honte de mes idées. Papa, quoi que tu décides, je te soutiendrai. Trop de choses l'empêchent, pourtant. Ce sont ces choses, ces choses futiles et pesantes qui le retiennent. C'était un choc, et peut-être que le choc s'avérera positif. Peut-être que non.
"Tout ce qu'elle rejetait sur nous, elle ne le rejette plus que sur moi".
C'est donc bien ça. On était deux contre elle. Ou plutôt : elle était contre nous deux. Elle n'est plus que contre toi. Papa, je t'aime, je te soutiendrai.
Je n'ai plus de haine, juste de la tristesse. Qu'elle détruise même sa force à lui, au point que même lui n'arrive plus à tenir. J'ai mal pour lui, lui qui vit avec la vipère. Et même si c'était une fausse alerte, j'ai peur.

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12 janvier 2007

Quelque chose m'échappe

Lui : Ca te dirait de vivre à Boston ?

Moi : Ah ouais, c'est là ville des Chicago Bulls !

...

Moi : Quoi, j'ai dit une connerie ?

Posté par Katja à 15:51 - Some thoughts - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2006

Cos' I'm leaving on a jetplane...

Ca fait moins de dix minutes qu'il est parti, et j'ai déjà un gouffre béant à la place du coeur. Comme un étau qui rend douloureuse chaque respiration.

Une semaine, c'est long, quand même.

Une semaine sans toutes ces petites et grandes attentions qui font de lui quelqu'un de merveilleux, sans le baume apaisant de son sourire, sans la clarté de son regard, sans la douceur de se peau, sans ses yeux rivés sur son ordinateur, un café à la main, sans lui.

J'ai mal. (mais ça va hein)
(en fait non)

Posté par Katja à 07:24 - Some thoughts - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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