La fin des zaricots

C'est le début de la fin (des zaricots, donc)

28 février 2008

Perpicace tagnette

De mes deux jours et demi à Séville (offerts dans le cadre d'une stratégie de marketing éhontée menée depuis vingt piges par ma banque pour fidéliser à vie 300 jeunes, prometteurs et naïfs clients qui ont réussi le bac comme des malades), je me souviens :

- du stress, avant
"Ouimémoijeconnaispersonnepuisjesaispasmefaired'amisetpersonnenem'aimet'façon"

- de la socialisation progressive et salvatrice
"Et tu fais quoi comme études, sinon?"
"Super intéressant"
"Dis, on se met à côté dans le car?"

- du soleil
"Dis, tu mets un débardeur ou un t-shirt?"

- de l'Alcazar
"Hé putain c'est beau ce truc"

- des arènes
"Vo voyé, quand vo vo trrouvez dévant lé torrro, fazafaze, c'est oun po la daanse de la morrr"
"Le mot "corrrrida", ça vient dé qué quand jé souis dévan lé toro, j'ai envie de corrir"

- des repas grand luxe sa mère
"Euh les couverts, on commence par ceux de l'extérieur, c'est ça?"
"Hum, le verre à vin, c'est lequel des quatre?"
"T'as déjà bouffé de la perdrix, toi?"

- de l'hôtel du palace
"Euh ça fait beaucoup, 600 chambres commème"
"Dis, le lustre de 20 mètres en toile rouge dans l'entrée, c'est censé représenter quoi?"
"T'as piqué des trucs toi?
- Oh pas grand chose, le shampoing, l'eau de toilette, le savon pour les mains, le gel douche, l'éponge de bain, le peigne, le kit de brossage de dents et le kit de rasage, genre"
"Hé, y'a un téléphone dans les toilettes!"
"C'est où la réception?
- Tu suis le couloir pendant 200 mètres, c'est à gauche"

- du mélange des cultures
"Bon, vous avez 20 minutes pour monter en haut du minaret de la cathédrale"

- de la soirée de gala
"Euh du champagne après la sangria, le vin rouge et le vin blanc?"
"Euh soirée disco, en fait, c'était pour "discothèque" quoi"
"Je mets mon châaale au vestiaire, mais va pas y avoir moyen, pour la robe du soir"

- des situations intéressantes quand il y a la queue devant les toilettes des filles
"Euh, qu'est-ce que tu fais là?
- la distinction entre les toilettes des hommes et des femmes est bourgeoise
- pas faux
- puis bon, à part les urinoirs que j'essaie désespérément d'éviter du regard depuis 5 minutes, c'est les mêmes
- mhhh tout à fait
- mais dis... euh non c'est pas classe de parler de ça
- bah vas-y, on est pas à ça près
- euh c'est la vessie masculine ou féminine qui est la plus petite?"

- de cette sublime et déroutante blonde
"On peut pas arrêter de visiter et aller bronzer dans un parc?"

- du Guadalquivir sur lequel on voit des trucs cools
"Désormais, mon but dans la vie, c'est de faire du kayak la nuit sur le fleuve"

- des sourcils de Zapatero
"Ca c'est le feeling de l'élève de Scie Anse Pot (j'en ai marre des requêtes Google "j'ai du mal à m'intégrer à S... P..." ou "blog étudiant S... P..." ou "5 ans à S... P... ça fait peur") qui allume sa télé pendant 10 minutes pour se tenir compagnie dans la chambre d'hôtel et tombe sur le premier débat électoral télévisé en Espagne depuis 15 ans".
"Euh, Zapatero, il a désaccentcirconflexé ses sourcils sur les affiches ou il les a accentcirconflexées pour le débat?"
"Ouais les élections législatives en Espagne c'est le 9 mars, c'était dans mon programme d'Institutions Politiques ce semestre. Bon pour les municipales en France, je sais pas."

- du retour à Paris
"Ah y'a des nuages maintenant, on doit survoler la France"
"J'avais oublié le sens du mot "nuage" tiens"

C'était bien.

Posté par Katja à 16:10 - Trop fun ma vie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


09 février 2008

L'épars ciel

Je me demande à quoi ça peut bien servir un blog si c'est pas pour raconter sa vie, franchement.

Donc.

Mes partiels sont passés.
Partiels.
Mes, partiels.
(je savoure les mots et les mets nouveaux)
(je savoure, parce que si je compte bien, en enlevant l'année de césure et sans compter les éventuels redoublements ou les très improbables deux ans supplémentaires à l'ENA, j'aurai à supporter "lépartiels" et leur lot de souffrance encore sept fois, et, jusqu'à nouvel ordre, ça ne sera plus mes premiers partiels, enfin dites-moi si je me trompe on sait jamais).

Mes partiels sont donc terminés, et ça, c'est bien, parce que texto ça veut dire "JESUISENVACANCESPOURTROISSEMAINESSANSDÉCONNER !!!"
Et des vacances sans travail, j'ai un peu du mal à concevoir mais ça ne peut être que bien.

Bon, moins rigolo maintenant : comment ça s'est passé.
Pour les langues, bien.
Pour les sciences politiques, bien.
Pour l'économie, bien (non, ce n'est pas une blague).
Pour les humanités scientifiques (non cette matière n'est pas une blague), bien.
Pour la politique comparée, bien.
(là aussi je savoure, comment elles sont trop classes nos matières)
Pour l'histoire, euh. De toute façon, l'histoire, ça pue.

Mais là, justement, je voudrais marquer une pause sur le chemin rocailleux et parcouru d'écureuils de ma vie (je vous ferai remarquer que je fais parcourir le chemin de ma vie par qui je veux) pour poser la salutaire balise rouge et jaune à petits pois marquant le résultat des efforts d'auto-amélioration de ma désolante personne.
Car, amis lecteurs, croyez-moi si vous le voulez mais ne me croyez pas si vous ne le voulez pas même si c'est dommage, j'ai un jour prononcé cette phrase :
"Non, mais de toute façon avec le contrôle continu il me suffit d'avoir 4/20".

Moi!
Rendez-vous compte!
Moi!
La fille qui au collège pleurait pour un 19, la fille qui il y a quatre mois sombrait pour un 11.
Moi.
Mais quel chemin parcouru vers l'acceptation sereine de ma médiocrité.
C'est beau.

Et sinon, ma bourse m'a été refusée.
Ma mère et ma soeur ont déménagé à 600 bornes.
Et je pars quelques jours en Espagne dans deux semaines.

Et j'ai pour vous des Devinette-Pourrie Awards de derrière les fayots (et trouver une devinette derrière des zaricots, c'est signifiant) (si).

Qu'est-ce que la poitrine des gens qui ont une ceinture?

(des fois je me demande de quelle maladie mentale rare et aiguë je peux bien être affectée pour que des trucs aussi cons me passent par la tête)
(c'est aussi ce qu'a dû se demander mon examinatrice d'histoire, tiens)

EDIT : des zindices !

- la poitrine c'est aussi le ...
- des gens qui ont une ceinture, ils sont ...
--> les deux mots sont homophones

Et le tout est une partie d'un certain temple...

Posté par Katja à 18:57 - Trop fun ma vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

*

N'allez pas voir Astérix, je vous le demande.
Ce serait un acte signifiant de protestation contre la société. Si.
Je m'explix (j'ai pas pu résister, commème).

Le troisième film Astérix sort donc aujourd'hui, il me semble.
Depuis combien de temps on nous en rebat les oreilles, sans déconner? Deux, trois mois? Plus?
Et dites-moi, gens, si mon ressenti est inexact, mais la façon dont ce film est présenté est particulièrement honteuse. Il n'est pas présenté comme un bon film, cher lecteur (ce qui serait en outre bien difficile, mais nous y reviendrons), il est présenté comme une super-production au succès commercial assuré.
En d'autres termes, et pour user d'une de ces métaphores culinaires inappropriées dont j'ai le secret, ce film est un peu comme un soufflé (tiens, disons au fromage, c'est bon le fromage) soi-disant impossible à rater. Tout y est. En guise d'ingrédients, une dose presque écoeurante d'acteurs connus (et hop! du munster, du roquefort du vieux-boulogne, du pont-l'évêque, un peu de camembert, du brie, du livarot, de l'époisse et enfin du Caprice des Dieux en la personne d'Alain Delon, bien évidemment), hop hop hop. On place le tout dans un moule en platine serti de diamants, on a les moyens. Pour la cuisson, quelques mois d'assommage médiatique. Tout y est, on prend les gens pour des cons et le soufflé est prometteur (notez donc que dans ma brillante métaphore brillamment filée, l'air qui fait gonfler le soufflé est le nombre d'entrées du film, excusez-moi du peu)(oui, excusez-m'en).

Mais moi, gens, je veux faire exploser le soufflé (ce qui, reconnaissons-le, est un peu un but dans la vie, un combat de chaque jour, une lutte acharnée, juste et méritoire pour offrir à nos enfants qui dansent la tecktonik et écoutent Tokio Hotel un meilleur avenir).
Gens, ce film a été considéré comme un succès avant même de sortir. Ce qui signifie que la capacité de choisir, le libre-arbitre des individus, est considérée comme variable négligeable, noyée dans la masse panurgique qui se presse pour aller dépenser dans une place de ciné hors de prix une part considérable de leur déplorable pouvoir d'achat. La décision de plusieurs millions de personnes d'aller voir un film apparaît comme une évidence découlant tout à fait naturellement du max de flouze et des quelques nazebroques connus qu'on a mis dans le schmilblick. Y'a que moi pour trouver ça choquant?

Alors qu'on me rétorque que c'est un peu le principe des superproductions en général, et on aura bien raison. Mais, avant de conclure justement que la société ça craint, il faut ajouter au dossier d'instruction d'Astérix 3 déjà chargé comme un mulet une circonstance aggravante. C'est qu'en plus il paraît qu'il n'est même pas bon, voyez. Y'a des rognures d'ongles dans la recette et du destop sur le fond du plat. Et le troisième soufflé va tout de même tirer une partie de son succès du souvenir inimitable du précédent, celui dans lequel quelques légumes et herbes bien choisis se mêlaient à la perfection à la douceur onctueuse du fromage (là je confesse, ma métaphore ne veut plus rien dire). Mais on a changé de cuisinier (on est passé de Paul Bocuse à Paris Hilton, pour donner un ordre de grandeur) et de fournisseur (là on est passé du marché de province à Super U, genre), et ça laisse un gout amer dans la bouche ('fin moi j'sais pas vous, mais le destop...).

Alors chers amis, je vous prie, faisons un acte commun de résistance, disons "je ne mange pas de ce soufflé-là" et faisons-le exploser dans une sublime gerbe d'étincelles multicolores.
Wé!
(wé?)

Et sur ce, les Devinette-Pourrie Awards du jour (proposés par Vinzzz) :

Dans quel film porno a tourné le célèbre danseur partenaire de Ginger Rogers?

Posté par Katja à 14:25 - Trop fun ma vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Vraiment

Il faut que je réagisse face à la lente décrépitude de ce blog qui, si les choses continuent comme elles vont, aura d'ici à peu près 64 heures et 24 minutes un nombre de visiteurs négatif (et comment je pourrais me passer, moi, des gens qui tombent ici en demandant à Monsieur Gougueule si on dit "les haricots ou les zaricots", hein?).

Moi ça va (je crois qu'il faut le préciser, parce que si on met ensemble toutes les données, ça devient franchement pas évident).

Je me fonds peu à peu dans la masse de ces gens sans volonté, qui se laissent porter par le flot ronronnant, le dos voûté, fixant obstinément les chewing-gums ancestraux sur le béton de la vie (tout en inventant des métaphores puantissimes). Il faut dire qu'en fin de compte, je n'ai plus vraiment d'objectif à atteindre (si ce n'est celui de survivre dans cet univers hostile où les pieds sont généralement recouverts de bottes coûteuses, surmontés d'un slim seyant et couronnés par une minijupe farouchement tapageuse, et tout ça sans que la propriétaire desdits attributs puisse être taxée de conne pour autant, Sciences Po est un univers désespérément paradoxal). Pour l'instant, mon objectif principal est de passer (je n'ai pas dit réussir, note bien, lecteur scrupuleux) cette épreuve éprouvante que constituent les partiels (je dois avouer, dans la catégorie "Bienvenue dans le monde des grands", que parler de "partiels" c'est franchement très classe).

Bon en même temps, je suis là, agenouillée, à verser des larmes amères sur vos pauvres chaussettes usées de pauvres lecteurs usés, alors que je pourrais, guillerette et courageuse, réviser mon examen de Sciences Politiques qui a lieu.. fichtre! demain matin!

Oui, je pourrais. Oui, vraiment.

Posté par Katja à 14:32 - Trop fun ma vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2007

Grève

Bon, je vous dois la vérité.

Si je ne poste plus, c'est à cause de la grève des scénaristes américains.

Bah oui.

Ils ne faisaient pas que Desperate Housewives, Heroes et les répliques des talk-show à la mode, ils faisaient toutes les blagues de mon blog. Y'avait 50 personnes à temps plein, dans une pièce sordide, dormant deux heures par nuit, mangeant du pain rassis et buvant de l'eau croupie, se torturant les méninges à s'en arracher les cheveux, les sourcils et les poils de nez avec leurs ongles noirs et longs et rongés. Je dois avouer que je comprends un peu pourquoi ils font grève, c'est dur la vie sans poil de nez.

Résultat, je vais être obligée de faire un article sans blagues, ou avec des blagues pourries, poil au kiki (genre). Il ne faut pas être déçus les amis, rendez-vous compte de l'énergie (et du pognon, sans déconner) que j'ai pu dépenser pour vous offrir régulièrement un tel feu d'artifice de facéties en tous genres.

Enfin bon, là je suis démunie, je me retrouve à devoir vous raconter ma vie sans la moindre once d'humour (et les devinette-pourrie awards, n'y comptez même pas, j'avais mis mes 17 meilleurs auteurs dessus, et ces flemmards puants sont en train de défiler à New-York, en bouffant des muffins, les saligauds).

Bon en même temps, ma vie est toujours aussi passionnante à raconter, alors sans les blagues...

Enfin pour résumer ça rapidement : les sandwichs à la cafét' sont trop bons, j'ai eu un A en Institutions Politiques, je parle à des gens (mais c'est quand même pas trop mes amis), je lis des bouquins chiants, ne blogue pas assez, je dors peu, j'ai des roulettes sous mes baskets et une nouvelle coupe de cheveux.

Chers amis, il est temps d'en appeler vivement au retour des scénaristes.

Si, je vous assure.

Pour vous convaincre, je vais être obligée d'employer les grands, les très grands moyens :

Eh, moi, l'autre jour, j'étais au restaurant je venais de finir mon assiette, j'avais tout bien récuré, l'assiette elle brillait tu vois, on aurait pu la remettre en vitrine direct, et le garçon il arrive vers moi, et il me dit : « Vous avez terminé ? ».
Je lui dis : « Non, je vais manger l'assiette et puis après je verrais ce que je peux faire avec la table, connard ».
Jean-Marie Bigard

- Monsieur, je voudrais un Mac parce que PC, ça veut dire "Plante Constamment".
"
Y en a qui sont encore moins doués que moi en informatique.
J'ai un copain, dans son bureau, on lui a demandé de sauvegarder une disquette, il l'a photocopiée puis il l'a mise dans un préservatif pour la protéger des virus.
Lui quand il a vu une bombe dans l'ordinateur, il a coupé le disjoncteur de l'immeuble et il a appelé les pompiers .
C'est formidable internet. Y a tout.
On sait pas ce qu'on y cherche, et on trouve tout ce qu'on cherche pas."

Anne Roumanoff

Alors là vous pouvez plus tenir, j'suis sûre.
Désolée d'avoir été aussi loin, mais faut vraiment qu'ils reviennent.

Posté par Katja à 13:51 - Trop fun ma vie - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2007

Sycophante

--> J'avais envie d'un titre classe

Un petit message court (toujours) pour vous dire que ça va (un peu) mieux (parfois).

Le moral est en dents de scie, c'est un peu caractéristique, mais j'me soigne.

M'enfin je passe surtout pour ça (vite fait, après je me mets à mon exposé pour dans une semaine et à tous ces trucs sérieux que fait l'étudiant de sciences po qui se respecte (genre bosser un dossier un mois à l'avance et lire le journal) (pas en même temps, ça c'est une aptitude qu'on n'acquiert qu'au bout de quelques années de souffrance) :

Devinette-pourrie Awards (est-il besoin de préciser que celle-là aussi est capillotractée?) :

Que fait une personne qui me lit quand elle apprécie fortement le night-club de Piper (vous savez, l'une des trois sorcières de Charmed) ?

Huhu, j'ai honte (même pas, en fait).

Posté par Katja à 15:43 - Trop fun ma vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2007

Attrape-couillon

Bon, je voudrais vous parler d'un sujet grave (et là comme d'habitude, vous vous attendez à un truc loufoque et vous avez raison) dont l'intense dégoût associé à la révélation de l'ampleur du massacre m'est survenu quelques jours ago.

Comme vous le savez et l'avez vécu / le vivez / le vivrez, les examens ça fait peur ("Allô, c'est qui? - Ton pire cauchemar mouahaha - Aaaaaaah nooooon c'est le baaaaaaac L au secouuuuurs!!!").
Le bac ça stresse, c'est pas un scoop.
Et pour pallier à ce stress, les futurs (ou non) bacheliers décident en désespoir de cause (quelle expression classe) d'absorber toutes sortes de substances plus ou moins efficaces/légales/nocives/naturelles/agréables/etc. censées détendre la victime, augmenter ses capacités intellectuelles ou lui fournir l'effet placebo que sa tendance au psychosomatisme réclame à cor (de chasse) et à cris (noline) (pff).
En ce qui me concerne, rongée par l'anxiété et le doute de mes capacités, j'entre un jour dans une boutique bio. Devant mon air désespéré, ma mine suppliante, mes lèvres tremblotantes, et tous ces trucs, la gentille hippie délabrée me conseille vivement une boîte poussiéreuse sortie du haut d'une étagère à remèdes miracles contre l'impuissance ou la diarrhée. Découvrant les indications marquées sur la boîte en même temps que moi, elle me vante les mérites des ingrédients contenus dans les comprimés magiques qui se révèlent valoir une fortune. Mais je m'en fous, ils ont l'avantage de n'être ni des psychotropes ni des béta-bloquants et ne me feront pas de mal si ils ne me font pas de bien.

Rentrée chez moi, je suis impatiente d'entamer mon traitement d'un mois. j'ouvre la boîte, sors un comprimé, et l'ampleur de l'horreur s'offre peu à peu à mes narines ébahies (et, sans déc, je sais très bien faire les narines ébahies). Le petit bonbon pue horriblement la poiscaille. A tel point qu'une fois difficilement avalé, le comprimé ne se laisse pas oublier : il faudra plusieurs lavages de main pour oublier la vieille odeur de marée laissée sur mes doigts ébahis.
Alors, commença la torture : un mois de prise laborieuse dudit médicament odoriférant. Pourquoi me direz-vous? D'abord, parce qu'il a coûté cher. Ensuite, parce que mon subconscient est alimenté par cette croyance ancestrale (au moins) qu'un médicament dégueulasse doit être efficace (et encore, j'ai la chance d'adorer le Smecta, mais le Locabiotal, ça vous dit quelque chose?).
Bon, le bac arriva, se passa bien et j'arrêtai le traitement à 28 jours sur 30 (faut pas pousser le masochisme dans les orties), et l'horrible médicament me sortit de l'esprit (merci à lui).

Mais ce n'est qu'il y a quelques jours que l'ampleur des implications de mon acte me revint en pleine gueule comme un boomerang (me revient des jours passés...euh pardon). J'avais encore en tête la liste des ingrédients, que je soumis à une âme bienveillante. L'âme bienveillante en question me regarda dans les yeux, l'air amusé, puis limite hilare : "euh Katja, la laitance de poisson, c'est du sperme". Ce que Doctissimo et consorts confirmèrent.

Donc, pendant un mois, âmes sensibles abstenez-vous, j'ai absorbé quotidiennement le fruit des entrailles (wohoho, j'vais tout caasssseeeeer, si vous toucheeeez...hum) de bienheureux poissons mâles, tout ça pour engraisser les chercheurs d'un labo de faux médicaments qui avaient parié une bouteille de champ pour savoir si des jeunes cons allaient bouffer du sperme pour être moins ahuris aux exams. Je voudrais les féliciter et leur affirmer que je suis heureuse d'avoir contribué pour moîtié à l'achat de la bouteille.

______________

Eeeeeeeeeeeeet maintenant le moment que vous attendez tous : les Devinette-Pourie Awards.
Avec aujourd'hui, une blague envoyée par Mireille, de la Creuse (et qui apparemment a déjà été trouvée par l'auteur de Boule et Bill, mais Mireille n'a pas fait exprès elle le jure et le crache, ainsi que son dentier par la même occasion).

Qu'est-ce qu'un jeu de cartes où le perdant doit déshabiller un chien à poils longs?

Vous pouvez remplir le bulletin de réponse dans votre magazine télé ou nous envoyer la réponse sur papier libre dans les commentaires.

A vous les studios.

Posté par Katja à 12:46 - Trop fun ma vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 septembre 2007

La vie de futur étudiant de Sciences Po...

est dure, croyez moi.

L'attente est intenable.
La peur de l'inconnu serait plus supportable que l'impression d'avoir devant soi l'Everest à franchir.
Merde, j'avais oublié toute la dimension "je suis incapable de me faire des amis, de m'intégrer, de parler à des gens que je connais pas". Les boules. Les giga-boules.
Dans l'hypothèse négative (qui est donc celle pour laquelle j'ai opté en cette période de stress intense) je n'arriverai ni à réussir en cours ni à me faire d'amis, l'associabilité étant un peu ma fatalité à moi.
Et quand je parcours fébrilement les divers forums, sites, trombinoscopes et calendriers, la mesure de ce que j'ai fait m'apparaît au grand jour : j'ai osé croire que le changement pourrait me faire du bien, à moi, l'éternelle flippée de la nouveauté, celle qui fait des cauchemars dès qu'il est question de rencontrer une personne nouvelle, mais quelle nouille j'ai été (j'accepte tout partenariat avec Lustucru, je veux bien faire la nouille quand vous voulez pour payer Sciences Po).
C'est flippant de considérer qu'une communauté existe, qu'on n'en fait pas partie mais que dans moins d'une semaine maintenant il nous appartient d'inverser la tendance. A nous, pauvres petits bacheliers tétanisés. Bouh bouh bouh et re-bouh.
Argh argh argh et re-argh (ouah quelle formidable capacité à retranscrire mes sentiments on comprend pourquoi je blogue).
Je vais passer 5 ans seule dans un coin, rebut triste et pitoyable de promotions brillantes, et y'aura même personne pour me jeter des cacahuètes.
Puis, sortie enfin après 8 redoublements, je vais avoir des boulots de larbin pourris dans des boîtes en faillite, sans possibilité d'évolution quelconque tellement je serai médiocre, Sciences Po me bannira de son annuaire d'anciens élèves, me reniera et m'érigera en contre-modèle et je finirai ma vie dans un coin de mon jardin à arroser des rosiers flétris, rebut triste et pitoyable de la vie.
Bon d'un autre côté une telle perspective d'avenir, ça fout moins la pression c'est sûr.
BOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH.

________________________________

Séquence Devinette-Pourrie-Awards (que vous attendez tous, dites-le hein si mes articles vous font chier) :

Attention, c'est difficile (enfin c'est surtout tordu).

Qu'est-ce qu'un de mes lecteurs X ou Y, un lecteur moyen, un lecteur quelconque, un lecteur de base, un quidam en quelque sorte, qui aime danser sur le tube brésilien de l'été 1989
(année bénie s'il en est puisqu'elle vit naître le génie que je suis) ?

(évidemment c'est chelou, je vous donnerai des indices si vous me suppliez).

C'est tout. Pour le moment. (j'ai honte)

Posté par Katja à 11:35 - Trop fun ma vie - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2007

Lassie se tente social

Cet après-midi, je vais voir l'assistante sociale.

Je vous confie que, quand on a jusqu'ici vécu bourgeoisement aux alentours de Versailles, c'est un concept difficilement applicable à soi-même.

Cet après-midi, je vais m'armer de mon courage et d'une pile ahurissante de justificatifs, et me diriger vers mon irrépressible destinée (oui je m'emporte, mais c'est le stress).

La question, maintenant, est celle-ci : comment paraître avoir besoin d'une aide sociale quand on a, comme moi, l'allure bourge et le maintien altier?

Je compte donc "soigner" mon apparence.
Première règle, ne pas être à la mode. C'est jouable, quand on sait que ne pas être à la mode est un peu une ligne directrice de mon comportement social et vestimentaire (je cause bieeeen). Je mise énormément sur mon jean froissé-délavé-déchiré en bas (ce n'est pas une recherche de style, il est froissé parce que je ne le repasse pas, délavé parce qu'il est vieux et déchiré en bas parce que je suis de taille réduite et que je ne sais pas faire les ourlets) (waouh ça fait ado rebelle).
Deuxième règle, ne pas avoir l'air en pleine forme. Là, je mise sur ma poudre de fond de teint une teinte plus claire que ma peau. Pour vous aider à visualiser le résultat, imaginez n'importe quel membre de la famille Adams après 2 nuits blanches. Bon, en revanche pour l'air famélique je repasserai dans 148 régimes.
Troisième règle, ne pas avoir l'air soigné. Exit donc, les bijoux, diamants, pierreries et autres artifices et colifichets qui ne font déjà pas partie de mon quotidien certes, mais on ne sait jamais, je pourrais avoir envie de me déguiser en joyaux de la couronne juste aujourd'hui. Exit aussi le vernis sur les ongles, comme j'en mets deux fois dans l'année et que la dernière fois c'était il y a six mois, ça pourrait retomber aujourd'hui.

Il me tient à coeur de préciser que mon absence éventuelle de drôlitude tient en grande partie à la gigantesque boule de stress qui s'est constituée il y a 4 jours dans mon estomac et ne cesse de croître dans l'attente de cet événement fatidique.

Bon, pour détendre l'atmosphère (et surtout moi-même, mais je suppose que dire que j'en ai besoin reviendrait à radoter, vous avez compris c'est bon), une petite devinette again (je rappelle que le score en est à 1 pour LN et 0 pour le reste de l'humanité):

Que dit-on à un paquet de graines (en l'occurrence de graines pour gerbille mais on s'en fout) qui, malgré nos efforts, reste désespérément fermé ?

(et le premier qui se plaint que c'est tiré par les cheveux se verra rembourser son invitation)

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02 septembre 2007

Comme le font les cochons d'inde

Comme mon quotidien, c'est un peu de la oufitude en barre, je consens brèvement à vous en faire partager un peu (si vous avez été sages). Et le "un peu" d'aujourd'hui sera cette formidable réplique jeudemotesque :

- Eh, il faudra trouver des copeaux pour les rongeurs.
- T'as qu'à aller sur Copeaux d'avant !

(oh oui bon hein) (comment je mouche les ceusses qui se plaignent!)

PS : si vous avez commenté ces derniers temps (ce message s'adresse donc à 5 personnes sur mes 8 lecteurs mensuels), il a dû vous arriver de voir votre commentaire tout simplement non publié. Je ne sais pas à quoi c'est dû, et comme je kiffe lire vos commentaires je ne peux que vous conseiller de remplir tous les champs (dont l'adresse mail) et de copier-coller vos races. Merci, chers zamis.

Posté par Katja à 20:52 - Trop fun ma vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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