Il faut que je réagisse face à la lente décrépitude de ce blog qui, si les choses continuent comme elles vont, aura d'ici à peu près 64 heures et 24 minutes un nombre de visiteurs négatif (et comment je pourrais me passer, moi, des gens qui tombent ici en demandant à Monsieur Gougueule si on dit "les haricots ou les zaricots", hein?).

Moi ça va (je crois qu'il faut le préciser, parce que si on met ensemble toutes les données, ça devient franchement pas évident).

Je me fonds peu à peu dans la masse de ces gens sans volonté, qui se laissent porter par le flot ronronnant, le dos voûté, fixant obstinément les chewing-gums ancestraux sur le béton de la vie (tout en inventant des métaphores puantissimes). Il faut dire qu'en fin de compte, je n'ai plus vraiment d'objectif à atteindre (si ce n'est celui de survivre dans cet univers hostile où les pieds sont généralement recouverts de bottes coûteuses, surmontés d'un slim seyant et couronnés par une minijupe farouchement tapageuse, et tout ça sans que la propriétaire desdits attributs puisse être taxée de conne pour autant, Sciences Po est un univers désespérément paradoxal). Pour l'instant, mon objectif principal est de passer (je n'ai pas dit réussir, note bien, lecteur scrupuleux) cette épreuve éprouvante que constituent les partiels (je dois avouer, dans la catégorie "Bienvenue dans le monde des grands", que parler de "partiels" c'est franchement très classe).

Bon en même temps, je suis là, agenouillée, à verser des larmes amères sur vos pauvres chaussettes usées de pauvres lecteurs usés, alors que je pourrais, guillerette et courageuse, réviser mon examen de Sciences Politiques qui a lieu.. fichtre! demain matin!

Oui, je pourrais. Oui, vraiment.