La fin des zaricots

C'est le début de la fin (des zaricots, donc)

30 janvier 2008

*

N'allez pas voir Astérix, je vous le demande.
Ce serait un acte signifiant de protestation contre la société. Si.
Je m'explix (j'ai pas pu résister, commème).

Le troisième film Astérix sort donc aujourd'hui, il me semble.
Depuis combien de temps on nous en rebat les oreilles, sans déconner? Deux, trois mois? Plus?
Et dites-moi, gens, si mon ressenti est inexact, mais la façon dont ce film est présenté est particulièrement honteuse. Il n'est pas présenté comme un bon film, cher lecteur (ce qui serait en outre bien difficile, mais nous y reviendrons), il est présenté comme une super-production au succès commercial assuré.
En d'autres termes, et pour user d'une de ces métaphores culinaires inappropriées dont j'ai le secret, ce film est un peu comme un soufflé (tiens, disons au fromage, c'est bon le fromage) soi-disant impossible à rater. Tout y est. En guise d'ingrédients, une dose presque écoeurante d'acteurs connus (et hop! du munster, du roquefort du vieux-boulogne, du pont-l'évêque, un peu de camembert, du brie, du livarot, de l'époisse et enfin du Caprice des Dieux en la personne d'Alain Delon, bien évidemment), hop hop hop. On place le tout dans un moule en platine serti de diamants, on a les moyens. Pour la cuisson, quelques mois d'assommage médiatique. Tout y est, on prend les gens pour des cons et le soufflé est prometteur (notez donc que dans ma brillante métaphore brillamment filée, l'air qui fait gonfler le soufflé est le nombre d'entrées du film, excusez-moi du peu)(oui, excusez-m'en).

Mais moi, gens, je veux faire exploser le soufflé (ce qui, reconnaissons-le, est un peu un but dans la vie, un combat de chaque jour, une lutte acharnée, juste et méritoire pour offrir à nos enfants qui dansent la tecktonik et écoutent Tokio Hotel un meilleur avenir).
Gens, ce film a été considéré comme un succès avant même de sortir. Ce qui signifie que la capacité de choisir, le libre-arbitre des individus, est considérée comme variable négligeable, noyée dans la masse panurgique qui se presse pour aller dépenser dans une place de ciné hors de prix une part considérable de leur déplorable pouvoir d'achat. La décision de plusieurs millions de personnes d'aller voir un film apparaît comme une évidence découlant tout à fait naturellement du max de flouze et des quelques nazebroques connus qu'on a mis dans le schmilblick. Y'a que moi pour trouver ça choquant?

Alors qu'on me rétorque que c'est un peu le principe des superproductions en général, et on aura bien raison. Mais, avant de conclure justement que la société ça craint, il faut ajouter au dossier d'instruction d'Astérix 3 déjà chargé comme un mulet une circonstance aggravante. C'est qu'en plus il paraît qu'il n'est même pas bon, voyez. Y'a des rognures d'ongles dans la recette et du destop sur le fond du plat. Et le troisième soufflé va tout de même tirer une partie de son succès du souvenir inimitable du précédent, celui dans lequel quelques légumes et herbes bien choisis se mêlaient à la perfection à la douceur onctueuse du fromage (là je confesse, ma métaphore ne veut plus rien dire). Mais on a changé de cuisinier (on est passé de Paul Bocuse à Paris Hilton, pour donner un ordre de grandeur) et de fournisseur (là on est passé du marché de province à Super U, genre), et ça laisse un gout amer dans la bouche ('fin moi j'sais pas vous, mais le destop...).

Alors chers amis, je vous prie, faisons un acte commun de résistance, disons "je ne mange pas de ce soufflé-là" et faisons-le exploser dans une sublime gerbe d'étincelles multicolores.
Wé!
(wé?)

Et sur ce, les Devinette-Pourrie Awards du jour (proposés par Vinzzz) :

Dans quel film porno a tourné le célèbre danseur partenaire de Ginger Rogers?

Posté par Katja à 14:25 - Trop fun ma vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Vraiment

Il faut que je réagisse face à la lente décrépitude de ce blog qui, si les choses continuent comme elles vont, aura d'ici à peu près 64 heures et 24 minutes un nombre de visiteurs négatif (et comment je pourrais me passer, moi, des gens qui tombent ici en demandant à Monsieur Gougueule si on dit "les haricots ou les zaricots", hein?).

Moi ça va (je crois qu'il faut le préciser, parce que si on met ensemble toutes les données, ça devient franchement pas évident).

Je me fonds peu à peu dans la masse de ces gens sans volonté, qui se laissent porter par le flot ronronnant, le dos voûté, fixant obstinément les chewing-gums ancestraux sur le béton de la vie (tout en inventant des métaphores puantissimes). Il faut dire qu'en fin de compte, je n'ai plus vraiment d'objectif à atteindre (si ce n'est celui de survivre dans cet univers hostile où les pieds sont généralement recouverts de bottes coûteuses, surmontés d'un slim seyant et couronnés par une minijupe farouchement tapageuse, et tout ça sans que la propriétaire desdits attributs puisse être taxée de conne pour autant, Sciences Po est un univers désespérément paradoxal). Pour l'instant, mon objectif principal est de passer (je n'ai pas dit réussir, note bien, lecteur scrupuleux) cette épreuve éprouvante que constituent les partiels (je dois avouer, dans la catégorie "Bienvenue dans le monde des grands", que parler de "partiels" c'est franchement très classe).

Bon en même temps, je suis là, agenouillée, à verser des larmes amères sur vos pauvres chaussettes usées de pauvres lecteurs usés, alors que je pourrais, guillerette et courageuse, réviser mon examen de Sciences Politiques qui a lieu.. fichtre! demain matin!

Oui, je pourrais. Oui, vraiment.

Posté par Katja à 14:32 - Trop fun ma vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

Devinette-Pourrie Award returns

Et aujourd'hui le grand retour du jeu de mots de merde en image (précisions qu'à la place de ce truc j'aurais dû faire une dizaine de fiches de révisions d'institutions politiques, hein) :

DPA

Et comme en fait j'ai réalisé que c'est moi qui fixe les règles du jeu, je décide que cette fois-ci ce seront les trois premiers à trouver qui auront les points. Aha !
(je ne prends plus la peine de m'excuser pour la nullité du jeu de mots, hein)

Sur ce, à bientôt, je m'en retourne à mes histoires de Bundestag et autres joyeusetés.

(bon pour info ce n'est pas Freddy, enfin si, mais en fait non, je ne l'ai choisi que par commodité pour représenter un autre truc et c'est celui-là que vous devez deviner, en fait c'est Freddy mais c'est autre chose, je suis claire?)

(ah, et comme la dernière fois, je vous fais confiance pour ne pas regarder les commentaires avant d'avoir trouvé, sinon vous serez poursuivis par une horde de hamsters enragés à travers un champ de mines de crayon, et c'est pas giga-cool)

Posté par Katja à 16:22 - Portnawak - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2008

Quel pachyderme fauché trouve-t-on couramment dans les discotecks ?

Ma contribution au petit délire Tecktonik de Vinzzz :

Hippoteck3

Je voudrais remercier, pour cette idée, la fille dans ma conférence d'économie (ouais, on n'a pas des cours mais des conférences, j'aime ce vocabulaire sérieux, un peu hyperbolique, très guindé) pour avoir placé dans son exposé sur ... euh ... l'économie, le précieux mot "hypothèque" alors même que je me creusais les méninges pour trouver un jeu de mots Tecktonik pourri (tout, vous l'avez deviné, en suivant attentivement le cours la conférence). J'aurais voulu le faire en Devinette-pourrie-Awards, mais non, en fait.

Bon, et maintenant, séquence justification pathétique : oui mais si je poste pas, c'est pas ma faute à moi, si j'entends tout autour de moi, L.O.L.I.T.A, moi lolitaaa, c'est pas ma faute.
(et aussi y'a des partiels dans moins d'un mois)

Posté par Katja à 16:46 - Portnawak - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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